Quelle allocation ?

Définir son allocation au sein d’une une assurance vie peut laisser perplexe. La première question à se poser est quel est votre objectif et à quel horizon ? Dans la majorité des cas, la réponse initiale sera : je veux un placement sécurisé et disponible. Mais il n’est pas rare qu’après quelques explications, la réponse soit moins tranchée.


Voici  donc quelques clefs pour vous aider à faire votre choix.


I  -   Il faudra commencer par choisir  entre deux types de contrat d’assurance vie :


Les contrats mono-support ou « contrat euro » : ils sont uniquement investis en fonds euro (aussi dénommés « fonds en euros » ). Si ces derniers obéissent à des règles particulièrement strictes, ils ne sont pas obligatoirement investis dans la devise euro. Les fonds euro sont composés essentiellement d’investissements obligataires, le plus souvent des obligations d’Etat permettant d’apporter une certaine sécurité, auxquels viennent s’ajouter d’autres produits financiers, tels que des supports en actions, ou encore des OPCVM, donnant, quant à eux, l’opportunité de dynamiser le placement.

Bénéficiant de l’effet de cliquet, garantissant que les montants acquis le sont définitivement, les fonds en euros offrent une sécurité maximale à l’investisseur, qui se voit, dans ce cas-là, assuré de ne pas perdre son capital dans de mauvais placements.


Les fonds euros offrent donc une rémunération moyenne en contrepartie d’une sécurité maximale. Si le développement des formules d’assurance vie multi-supports, et l’engouement qu’elles suscitent, montrent bien la volonté des épargnants de faire appel à des investissements plus dynamiques, les fonds en euros restent un outil indispensable dans la composition d’un placement équilibré, en leur procurant toute la stabilité nécessaire.


Il convient de souligner ici que les gains réalisés par l’assureur, grâce au fonds euros, ne sont pas totalement redistribués aux investisseurs. L’assureur peut, en effet, en provisionner une partie, en vue d’une participation future aux bénéfices, lui permettant de reverser ultérieurement un supplément de rémunération à ses clients.


Les contrats multi-supports, qui comportent à la fois un fonds euro et des Unités de Compte (ou UC). Ces derniers peuvent être investis sur presque tous les actifs financiers tels que les parts de fonds commun de placements (FCP), SICAV, PEA, SCPI, SCI, trackers … eux-mêmes principalement investis en actions, en produits monétaires, obligataires, en devises, en matières premières ou encore en immobiliers sans limitations géographiques …


Les sommes versées sur un contrat euro, tout comme celles placées sur le fonds euro d'un contrat multi-supports, sont garanties par l'assureur : elles ne peuvent pas baisser et sont revalorisées chaque année d'un rendement ; le taux technique (taux minimum garanti) et la participation aux bénéfices (calculée en fonction du rendement technique et financier du canton euro de l'assureur). En contrepartie de cette sécurité, les gains sont généralement limités.

C'est l'assureur qui détermine les Unités de Compte proposées pour chaque contrat. Leur nombre est très variable selon les contrats, de 1 à plusieurs centaines. Les sommes investies sur les unités de compte ne sont pas garanties et présentent donc un risque pour le souscripteur. Seule exception : les produits structurés dont certains disposent d'une garantie du capital à l'échéance.


Notre avis :  la date d'ouverture du contrat étant très importante, car elle détermine la fiscalité applicable aux gains en cas de rachat, il est impératif de bien choisir son contrat dès l'origine, car un contrat d’assurance vie ne se transfert pas (sauf amendement Fourgous). Nous vous conseillons de souscrire une assurance vie multi-supports. En effet ce type d'assurance vie dispose toujours d’au moins un fonds en euros : vous pouvez donc sécuriser à 100% votre épargne. Contrairement à une assurance vie mono-support, un contrat multi-supports vous permettra dès l’ouverture ou bien dans quelques années - lorsque vous en aurez l’envie - d’avoir accès à des unités de compte pour dynamiser votre épargne (OPCVM, actions, obligations, parts de sociétés immobilières…), sachant que vous n’avez en aucun cas l’obligation d’y souscrire.



II -  Puis sélectionner un ou plusieurs contrats d’assurance vie parmi les centaines de contrats proposés…


Votre banquier vous proposera « ses » contrats : il y a en effet peu de chance qu’un réseau bancaire vous propose un contrat d’assurance d’un réseau  concurrent.  De même, votre assureur vous proposera ses contrats d’assurance vie.  AXA ne propose pas de contrats Generali ou Allianz et vise-versa. Cela ne préjuge en rien de la qualité de ces contrats mais peut être de l’objectivité du banquier sur les contrats proposés.

Sachez qu’il existe en effet plus de 500 contrats d’assurance vie. Et si les caractéristiques fiscales sont les mêmes (sauf exception) pour tous les contrats, il y a des différences et  des particularités d'un contrat à l'autre. Elles vont concerner notamment les supports d’investissement,  les options de gestion et les frais. Faire son choix peut donc être compliqué.


Les supports d’investissement : Ils peuvent être limités ou très nombreux selon les contrats.  Il faut bien évidemment privilégier les contrats qui offrent le plus de possibilités d’investissements même si vous n’y connaissez rien ou ne souhaitez qu’investir dans des fonds euros. N’oubliez pas que dans 5, 10 ou 15 ans vous aurez peut être envie d’investir sur un fonds spécialisé dans de l’or et vous réaliserez alors que votre contrat ne vous le permet pas. Votre seul solution sera alors d’ouvrir un nouveau contrat et de perdre l’antériorité fiscale…Il faut aussi privilégier un contrat qui donne accès à des fonds gérés par sociétés de gestion extérieures spécialisées. Avoir un contrat qui vous donne accès à 50 fonds d’une seule et même société de gestion (ce qui peut être le cas des réseaux bancaires)  n’est pas optimale en terme de diversification et spécialisation. Enfin regardez les possibilités d’investissement dans des supports du type SCPI (immobilier), produits structurés, fonds alternatifs.

                                     

Privilégiez les contrats avec plus de 500 supports d’investissement



Les options de gestion:  pour limiter les désagréments, nous préconisons le recours à des options de « basculement » automatique dès lors que l’allocation est dynamique. Si vous faites vous mêmes votre allocation ou bien êtes accompagné(e) par un conseiller, sachez que dans les 2 cas l’erreur est humaine… et qu’il est particulièrement difficile de sortir d’un investissement quand il perd de l’argent (la tentation de doubler sa position est souvent plus importante).


Il existe en effet sur certains contrats des options qui permettent de transférer l’investissement d’un actif  risqué sur un actif plus sécurisé du type fonds euros, de façon automatique, dès lors que l’investissement risqué a atteint un palier pré-défini. Par exemple 5% ou 10% de baisse.

Ce type de transfert automatique existe aussi pour les gains. On parle alors d’écrêtement. Cela permet notamment de limiter l’impact de évolutions de marché en courbe en cloche.


Les frais :  il faut distinguer essentiellement les frais de souscription, les frais de rachat et les frais de gestion. Les frais d’arbitrage ou les frais des options ne sont pas à négliger mais sont moins essentiels.

Les frais de souscription permettent principalement de payer l’intermédiaire qui vous a consacré du temps et des explications ainsi que les frais d’enregistrement de la compagnie d’assurance. Il est donc fréquent d’avoir des frais de 0% pour une souscription sur internet. A l’inverse, lorsque vous passez par un conseiller (bancaire, assurance, CGP, etc) il est aussi fréquent et normal de payer des frais tant que le montant reste raisonnable. Ces frais dépendent souvent du montant de la souscription et parfois du contrat. Notez que  3% de frais pour une souscription de 2000€, représentent 60€ bruts. Certains penseront que c’est trop, mais ramené à un tarif horaire, dans de nombreux  cas, cela ne rentabilisera aucunement  le travail et le temps consacrées par le conseiller et la compagnie d’assurance.


Les frais de rachat : 0% sauf rare exception.

Fuyez les contrats avec des frais de rachat.


Les frais de gestion :  c’est ici qu’il faut chercher la « rentabilité » pour le conseiller et les fournisseurs. Ces frais, bien que variables sont relativement standardisés et récurrents.  Pour un fonds euros (contrat mono-support) ils sont de l’ordre de 0,5% à 0,6% par an sur l’encours. Ils sont prélevés par la compagnie d’assurance.  Pour des fonds en unités de compte (UC / contrat multi-supports hors fonds euro), il faut compter entre 0,90% et 1,2% par an sur l’encours, ce qui reste très raisonnables lorsque vous bénéficiez de conseils gratuits et d’un suivi régulier. C’est plus discutable si cela ne paye que l’enveloppe assurance vie vide de conseils.


 Privilégiez des contrats avec un vrai suivi par un conseiller. Pourquoi vous priver  d’un conseil gratuit ?.  


III -  Puis sélectionner des fonds


La première règle de base est la diversification de son investissement.

La seconde règle (plus compliquée) est d’optimiser la sélection sur des critères qualitatifs (équipe de gestion, résultats obtenus, style de gestion, classements, liquidité, etc) et mathématiques  (ratios, corrélation, volatilité, etc)


De manière générale, il existe 3  profils d’allocations diversifiées, qui correspondent à des profils d’investissement (rentabilité / risque)   :


Si il est parfaitement possible de faire sa propre allocation, il est  recommandé pour les plus béotiens de recourir à un conseiller qui pourra les accompagner lors de la sélection mais aussi en cours de vie pour les arbitrages. Car inutile de préciser que si certains types d’investissements sont préconisés à moyen et long terme, il pourra être nécessaire ou judicieux d’arbitrer à tout moment ces investissements.

Enfin, si l’allocation dépend essentiellement de l’objectif de rentabilité recherchée et du niveau d’aversion au risque, elle doit aussi prendre en compte des  paramètres tels que l’âge et l’horizon de  placement.

Par exemple un souscripteur de 25 ou 30 ans pourra avoir une allocation plus « dynamique » qu'une personne de 60 ans qui préférera assurer son capital en vue de sa retraite en effectuant des placements sûrs, mais potentiellement moins performants. De fait, il est plus facile de lisser les fluctuations inévitables du marché en épargnant sur le long terme.

Cette allocation peut aussi être effectuée de différentes façons. Ainsi l’'investissement progressif, avec ses versements réguliers par quinzaine, mois ou trimestres, peut être un bon moyen d’allouer une partie de l’investissement sur des actifs plus risqués (et à fortiori avec un potentiel de gain plus importants). Cette méthode d’épargne progressive évite de prendre le risque de parier sur un seul point d’entrée.

Il y a aussi toujours la possibilité de moduler ses versements selon les différentes phases de sa vie. Un jeune adulte peut avoir des frais importants (achat immobilier, arrivée d'un enfant) qui l'empêcheront de fournir le même effort d'effort d'épargne durant une certaine période, de même en cas de chômage ou au contraire, d'augmentation salariale.

Plus pratique mais moins courant et pas proposé par tous il est aussi possible de déléguer via un mandat de gestion, la gestion de votre allocation du contrat d’assurance vie.


« Le risque, c’est de ne pas savoir ce que vous faites.»  

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